Argilly grandeur nature

  


Le village s’est établi dans ces paysages caractéristiques des confins de la plaine de Saône. Là où l’espace, ouvert et lisse, rencontre la côte viticole. 

Argilly, ses champs et ses forêts aux confins de la plaine de Saône  

Des sols lourds et des étangs



A l’origine, les sols argileux, donc imperméables, étaient gorgés d'eaux et ponctués de nombreuses mares. Au fil des siècles, les zones marécageuses ont été drainées et asséchées. Elles ont aujourd’hui quasiment disparu.

Mais il reste encore quelques étangs, assez vastes comme celui de Longbroche et celui de Ménant, ou plus modestes comme l’étang communal d'Argilly, dit étang de l'île, ou la gravière d’Antilly

La gravière d'Antilly

 

 

 

L'étang de MenantHaut de page 

Un terrain pas si plat



De subtiles variations d’altitude (de 190 à 225m environ) entrainent des moutonnements du terrain. Ces ondulations sont suffisamment marquées pour ouvrir et refermer des perspectives.
Ainsi, à l’approche du bourg, le village dominé par son clocher s’offre et se dérobe alternativement au regard. Des rideaux d’arbres ou des bosquets accentuent ces effets.

Le regard étonné du clocher émergeant des terresLe clocher en sentinelle domine les paysagesCette instabilité des points de vue s’oppose agréablement à la monotonie visuelle que l’on ressent sur les terres plates des alentours.

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Une mosaïque de paysages



Quatre décors dominent les paysages argilliens
● la forêt
● les champs
● le vallon du Meuzin, plus discret mais diablement pittoresque
● les lieux de vie 

En y regardant de plus près, il s’avère que les bois couvrent encore la moitié du territoire.
Et que l’autre moitié est occupée par les terres agricoles. 
Ce cadre naturel, omniprésent, enveloppe le village d’une atmosphère paisible.
Cependant, il forme une large palette d'ambiances hétéroclites et vivantes. Car ces milieux, très dissemblables et puissamment contrastés, se transforment au fil des mois, et épargnent au regard toute impression d’ennui.

 1) La forêt de Cîteaux et autres espaces boisés


Feux de l'automneElément majeur des horizons argilliens, la forêt de Cîteaux, structure naturellement l’espace : sa lisière, haute et dense, couronne l’est de la commune et marque fortement les contours du village.
Ce bois épais de grands feuillus, particulièrement majestueux pendant la feuillaison, offre en automne un spectacle théâtral.
Sobre et dépouillée par l'hiver, la forêt dessine des nefs de cathédrales





Lieu privilégié de promenade, de découverte ou de chasse, on le traverse par des chemins et des routes parfaitement rectilignes qui s'enfoncent dans les sous-bois, en soulignant le quadrillage des exploitations forestières.







Si la forêt représente une source de revenus pour la commune, c’est aussi une richesse écologique inestimable.
Ce milieu de vie, à la croisée de deux règnes, le végétal et l’animal, façonne un écosystème complexe, aux équilibres fragiles.


Des espèces remarquables ou menacées trouvent encore ici refuge.

Reconnue par les experts comme une réserve biologique d’une réelle importance, la forêt de Cîteaux est protégée par divers labels qui visent à conserver sa biodiversité. 

Toujours un peu miraculeuses, les premières pousses du printemps


«On apprend des forêts
bien plus que des livres.
Les arbres et les rochers
t’enseigneront des choses

que tu n’entendras pas
ailleurs

Bernard de Cîteaux

 


D’autres espaces boisés sont, en outre, disséminés sur la commune.
Au nord-ouest du village se dressent les bois du Vernot, du Vernois, et une partie du bois de Champagnole.
Tandis qu’à l’ouest, en direction des hameaux de Moux et de Longvay, on trouve le bois de Bornotte et la forêt domaniale de Borne.

 

 Ruisseau en forêt de Cîteaux - © Brigitte Mesnier  Chêne remarquable © Brigitte Mesnier  Jour de neige © Brigitte Mesnier
 Aurore sur cardamine des près © Brigitte Mesnier  Le Charme © Brigitte Mesnier Chevreuil dans le sous-bois © Brigitte Mesnier


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2) L’espace agricole

Par leurs formes et leurs couleurs, les terres agricoles produisent de forts contrastes avec les zones boisées.

Tandis que la forêt ferme les horizons, les pâtures et les champs ouvrent des vues lointaines: au nord et au sud de la commune, le regard porte jusqu’à la côte viticole.

Théâtre naturel: un rideau d'arbres dissimule la côte en toile de fond

 

 


Scène ouverte sur la côte à l'horizon

 

 

Véritables récits du travail des hommes, les cycles des cultures renouvellent sans cesse les paysages. Et au-delà même des métamorphoses visibles, l'évolution des parfums et des ambiances sonores traduisent le rythme des saisons.  Par l'influence déterminante qu'ils exercent sur notre territoire, les agriculteurs en sont aussi les authentiques paysagistes.

 Les agriculteurs, créateurs de paysages culturels

Quand la lumière sans ombre éclate sur la plaine, les espaces cultivés resplendissent. A la pleine floraison de la moutarde ou du colza, ou quand les céréales arrivent à maturité, la terre emprunte toutes les couleurs de l’or.

Notre département tient son nom de la teinte des vignes en automne. Il aurait cependant gagné à s’appeler Plaine et Côte d’or!                

Moisson Juillet 2016

 

  Le colza: or jaune de nos campagnes  Les meules couleur vieil or  Argilly Paysages agricoles Meules

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3) Le Meuzin et les cours d’eau


Tout un réseau de ruisseaux et de fossés souvent réduits à de minces filets d’eau, sillonne la commune.

Le Meuzin est de tous le plus vigoureux. C'est un affluent de la Dheune qui roule ses eaux jusqu'à la Saône.
Depuis sa source à L’Etang-Vergy, il a dévalé l’arrière côte, franchi le vignoble et baigné Nuits-Saint-Georges. Il traverse Argilly du nord au sud, en serpentant à travers champs, vergers et pâturages.
Avant et après le Moulin du coq, la Bèze de Courtavaux et la Courtavaux, (elle-même alimentée par le ruisseau d'Antilly), viennent gonfler ses eaux.

La présence du Meuzin reste cependant discrète. Et dans les paysages légèrement vallonnés, on le repère d’abord à ses berges festonnées de bosquets.

Mais à y regarder de plus près, son tracé, ponctué de vieux ponts et d'anciens moulins, d'un lavoir, ajoute un charme pittoresque aux ambiances du village.

                                                                                                               

 Les berges festonnées du Meuzin   Coucher de soleil sur le Meuzin  Le lavoir 
 Petite cascade sur le Meuzin
  Le bassin du lavoir  Vieux pont   Moulin sur le Meuzin
 Le Meuzin au printemps

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 Dernière mise à jour: 18/7/2016