Réalisations et projets

 

 Un village en mouvement

Depuis plus d’une vingtaine d’années, les sociologues constatent une profonde métamorphose des villages. Et les titres des journaux, volontiers alarmistes, annoncent régulièrement leur fin. Il faut dire que l’image millénaire du petit bourg animé, massé autour de son clocher, cède le pas à d’autres réalités. Aux extrêmes, il y a d’une part le dortoir pour « rurbains », déshumanisé par la modernité. Et d’autre part, le village-musée, figé dans la nostalgie du passé.

 

Argilly n’échappe pas aux évolutions de son temps, que les anciens savent si bien mettre en évidence. Pourtant, ici, rien ne correspond à ces tristes impressions de détérioration ou d’artifice. Et le village ne s'éteint pas. Il continue à s’étoffer et reste jeune : près des 2/3 de ses habitants ont moins de 45 ans. Argilly vit, véritablement, selon les modalités de son époque qui ne sont et ne seront plus jamais celles d'autrefois. 

Un village pour tous 

A la tête de la commune depuis 2005, Antonio Cobos est l’artisan actif de cette vitalité. Sans autre parti pris que l'intérêt collectif, il façonne, entouré de ses équipes, une commune susceptible de retenir ses habitants et d’en séduire de nouveaux. Les élus se soucient d’instaurer dans le village, les meilleures conditions de vie possibles. Et de faire en sorte que chacun, quel que soit son âge, ses besoins ou ses aspirations, trouve ici des éléments de satisfaction.

Ce n’est pas chose si simple dans une petite commune. Les équilibres sont d’autant plus délicats à maintenir que la population, très mélangée, rassemble des profils socioculturels variés et exprime des besoins multiples. En outre, il ne suffit pas d’adopter des objectifs réalistes et profitables au présent : encore faut-il qu’ils soient utiles à l’avenir. Enfin, Argilly, associé à la communauté de communes du Pays de Nuits depuis 2004, doit se comporter comme le maillon d’un territoire plus vaste.

En regard de quoi, l’action reste fâcheusement subordonnée à des moyens budgétaires limités. Entre volontés, coûts et impératifs, les projets sont inévitablement soumis à de fréquents arbitrages.

  

Cependant, en une bonne dizaine d’années, le village a connu des avancées décisives. D’importantes mesures ont été prises pour maintenir une croissance raisonnée, pour doter la commune d’équipements importants et pour que son caractère s’affirme au présent tout en puisant dans son passé. 

Réalisations


L’essor du village: l’élargissement du PLU (2007)

Le Corgelois, nouveau secteur du développement de la commune
Le développement du village, indispensable à sa pérennité, n’aurait pas pu se produire sans attirer de nouveaux habitants.

De nouvelles zones constructibles ont donc été ouvertes au bas du Corgelois (rue du bief) et à l’entrée par Balon, face au pôle scolaire (rue aux prêtres et grande rue). De fait, en quelques années, la population d’Argilly est passée de 440 à près de 500 personnes.

L’occupation encore partielle de ces sites laisse augurer une poursuite de cette croissance démographique.


La cohésion sociale: l’acquisition de l’Insolite (2009)

Deux salles à l'Insolite: la salle des fêtes et une discothèque

La salle des fêtes occupait, jusque là, le rez-de-chaussée d’un immeuble habité, en plein cœur du village (rue de l’église). Cet emplacement constituait une gêne, essentiellement pour les résidants de ce bâtiment.

Plusieurs projets de construction avaient été étudiés, mais le montant des travaux (autour de 450k€) avaient freiné les décisions.

Pour environ la moitié de ce budget et le double de la surface envisagée, la municipalité a acheté l’Insolite, une ancienne boite de nuit, située à l’écart du village entre le bourg et Antilly. La salle de réception a été rénovée, et la salle de danse a gardé son décor follement kitsch.

Ce lieu de convivialité, où se déroulent désormais certaines fêtes et cérémonies municipales, est également ouvert à la location.

La vitalité associative: l’implantation d’un second court de tennis ( 2011)

Des équipements sportifs pour accompagner la vitalité associativeLe club de tennis d’Argilly, pris en main par une équipe volontaire et dynamique, s’était considérablement développé. Face au nombre croissant de ses adhérents, les équipements communaux étaient devenus insuffisants.

Pour soutenir l’essor du club, la municipalité a approuvé l’adjonction d’un second court de tennis au premier. Une subvention du conseil départemental a facilité la réalisation de ce projet.

Désormais, outre ces deux terrains, les sportifs disposent d’un mur et d’un auvent où s’organisent des évènements festifs.

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Les liaisons routières: la réfection de la route de Saint-Nicolas

L'entretien du réseau routier: un poste de dépenses particulièrement lourd pour la commune
Cette route communale était si endommagée et le coût de sa réfection tellement exorbitant, qu’il fut, à une époque, question de la couper. Mais la fermeture des voies de communication aboutit à l’enclavement, une situation impensable, particulièrement en zone rurale.

Au prix d’un effort financier pesant (100k€ pour 800m), une première de tranche de travaux a débuté en 2005.

Mais un second tronçon de 2,5km, concernant cette fois-ci Argilly, Gerland et Saint-Nicolas, restait dans un état critique.

Avec la décision de regrouper les écoles sur Argilly, il devint impératif d’assurer la sécurité des transports scolaires. Les travaux ont été engagés (2013 et 2014) et les trois communes se sont partagé la facture de 300k€, au prorata de leurs kilométrages respectifs.


La sécurité: d’importants aménagements routiers

La réfection de la chaussée de la rue de la cure
Conséquence naturelle de ses vastes dimensions, Argilly possède un réseau de voies communales d’environ 13 km.
Compte tenu des coûts d’entretien et de réfection des chaussées, cette situation, plutôt exceptionnelle pour une petite commune, pèse lourdement sur son budget. Régulièrement, des travaux sont entrepris pour maintenir rues et ponts en état, et garantir un niveau de sécurité routière satisfaisant.

Ainsi, la rénovation du pont qui menaçait de s’effondrer entre Antilly et Moux, a été conduite en collaboration avec Corgoloin.

Et récemment, la rue de la Cure a été refaite.


L’entretien du patrimoine bâti : la rénovation du gite communal (2015)

La couverture du gîte en tuiles plates, un exemple de restauration à l'identique dans le bourg
Encore connu et désigné par son usage historique, l'ancien "gite" communal, situé sur la grande rue, est aujourd’hui une maison d’habitation.

La toiture de cette vielle bâtisse s’était beaucoup abimée. Situé dans le périmètre protégé de l’église classée monument historique, le «gîte» devait être couvert en tuiles plates.


Un devis raisonnable (30k€) a, tout à la fois, permis la rénovation du toit et l’embellissement de la place centrale du village. Au gré des réhabilitations successives, publiques et privées, le bourg retrouve peu à peu son cachet d’autrefois.

La sauvegarde du patrimoine culturel: la restauration des retables (2013)

Patrimoine historique
Depuis le concordat de 1802, les églises, mises à disposition du clergé et des fidèles, sont en fait la propriété des communes. De même que leur «mobilier», c'est-à-dire les meubles mais aussi les peintures, les sculptures ou tout objet de culte (calice, livre liturgique,…), inventoriés après la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.

 



Patrimoine historique
Les communes, tenues d’assurer l’entretien « du clos et du couvert », doivent également conserver les objets, éléments à part entière du patrimoine historique, rattaché au domaine public.

Deux grands retables, deux pièces remarquables du décor peint de l’église, atteignaient un état critique. Leur restauration a donc été engagée pour un budget de 60k€.

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Les enjeux territoriaux : la construction du pôle scolaire ( pour la rentrée 2014)

Le chantier du pôle scolaire Les affaires scolaires sont un enjeu majeur pour la vitalité et l’avenir des zones rurales.
Elles s’articulent autour de deux problématiques, parfois antinomiques, l’éducation et les services périscolaires. D’une part, la fermeture des classes, dans les petites écoles, pèse lourdement sur l’avenir des territoires. D’autre part, l’organisation «du périscolaire» (cantine, garderie, transport et plus récemment les « nouvelles activités ») pèse lourdement sur le présent.
 

 

Un cadre privilégié
Il y a une bonne vingtaine d’années, de nombreux enfants étaient scolarisés à Nuits ou à Beaune, parce qu’on y trouvait tous ces services. Pour freiner cet exode, un "regroupement pédagogique dispersé" (c'est-à-dire une école dont les classes sont disséminées sur plusieurs communes) a rapproché Gerland, Villy et Argilly. Les municipalités ont mutualisé leurs efforts, pour proposer une cantine à Villy, une garderie ici,… Ces choix ont portés leurs fruits : les classes se sont à nouveau remplies.

Mais ce système n’était pas sans inconvénients : les allées et venues des enfants, les locaux vétustes, l’éparpillement en petites structures gourmandes en frais de personnel,… méritaient d’être reconsidérés.

Trop bien la récré!
A la création de la communauté du Pays de Nuits en 2004, les compétences ont été partagées : les communes ont continué à assurer les conditions matérielles de l’enseignement, alors que les services périscolaires sont passés au niveau intercommunal.
Le territoire, considéré à plus grande échelle, a fait apparaître de nouvelles logiques, liées à la répartition démographique, à des considérations économiques, etc… 

L’idée de nouvelles structures scolaires, conçues pour regrouper les écoles et les services annexes, devint prédominante. Des sites se sont logiquement imposés, Nuits, Comblanchien, Corgoloin, et après les Hautes Côtes, Gilly et Argilly.
Mais ces regroupements, indispensables et inévitables lorsqu'on les considère à l’échelon du territoire élargi, imposent aux petites communes de gros efforts financiers. Ici, il fut plus délicat de prendre cette décision.

La médiathèque, une des salles les plus spectaculaires de l'école

Aujourd’hui, le Pôle de la Forêt est considéré comme une amélioration incontestable : les enseignants, les enfants et leurs familles y ont trouvé un véritable confort de travail et de vie. Et, parce que de plus en plus de jeunes couples s’installent à Argilly, on peut voir dans cette réalisation, un vecteur cohérent de développement.  

Il n’en reste pas moins que toute gestion prévisionnelle reste un pari sur l’avenir, et que le devenir du village, bien mieux préparé, conserve sa part d’inconnu.
Le regroupement des trois communautés de communes du sud dijonnais, projeté en janvier 2017, entraine de nouvelles incertitudes. Des évolutions, aujourd’hui imprévisibles (comme l’éventuelle redistribution des compétences, la réorganisation des services et la répartition des budgets, ou encore l'harmonisation des équipements territoriaux,…) font planer des interrogations sur l'avenir des communes. 

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En cours


La préservation des lieux de mémoire : le réaménagement du cimetière


Le cimetière: la reprise des sépultures abandonnées
Ce programme est engagé depuis plusieurs années. Près de 150 tombes, concédées à perpétuité, semblaient tombées en déshérence, et produisaient un spectacle de désolation.

La procédure d’identification des sépultures et la recherche d'éventuels descendants s’est achevée au printemps 2016, au terme des trois années légales d’investigation.
La concession des tombes réellement abandonnées est revenue à la commune.


Réaménagement du cimetière - Eté 2016



Des opérations ont été entreprises et se succéderont, pour que le cimetière  soit, peu à peu, décemment réaménagé.

 

 

 

Projets



S’il importe d’avoir de l’ambition, d’intégrer dans les réflexions actuelles un raisonnement à moyen terme, dans un dessein collectif et intergénérationnel, il faut aussi savoir raison garder.
La croissance ne peut se jouer ni au prix de déséquilibres, ni en prenant des risques inconsidérés.

Parce que le programme à venir se déroulera sur une période troublée par la refonte des institutions territoriales,  il sera moins prospectif.
La stratégie envisagée tient donc compte des réalisations achevées, du mouvement déjà impulsé pour l’essor du village et des bénéfices encore attendus.
En l'état actuel de la situation, les projets à venir, inévitablement mesurés, seront donc le prolongement nécessaire et logique des axes réalisés.


L’aménagement du nouveau quartier : la mise en valeur de la rue du bief

Projet: réfection de la chaussée et éclairage plublic, rue du biefCes derniers temps, en raison des nouvelles constructions, ce quartier semblait vivre en travaux permanents. Devenu plus calme, il lui reste à devenir plus accueillant.

Le busage des fossés a été entrepris.
La chaussée, très abimée par le passage des engins de chantier, nécessite désormais d’être refaite.
Et l’aspect nocturne de cette rue, souffre d’un éclairage insuffisant.

Des études sont menées, dans la perspective de tester des solutions d’éclairage public plus modernes, voire plus économiques. Mais plus globalement, pour offrir aux riverains un cadre de vie plus agréable et plus pratique.


La gestion des biens communaux : le devenir des bâtiments publics

Une réflexion, conduite de façon globale, concerne plusieurs propriétés de la commune : la mairie, l’école désaffectée et l’immeuble autrefois occupé par la garderie, et plus récemment par l’épicerie (rue de l’église).

Projet: faciliter l'accès de la mairie aux personnes à mobilité réduite

 


- La mairie, comme tout lieu ouvert au public, se devrait d’être accessible aux personnes à mobilité réduite. Or, la salle des mariages, située au premier étage, sans ascenseur, est d’un accès particulièrement difficile. 

 

 

Projet validé: l'ancienne école est  mise en vente- L’ancienne école ne répond plus aux nécessités publiques: depuis sa fermeture, aucune affectation n’a sérieusement pu être retenue.
L’idée d’y transférer la mairie fut, un temps, avancée. Mais les réaménagements qu’il faudrait opérer, écartent cette hypothèse.
L’entretien de ce grand bâtiment inoccupé apparait aujourd’hui comme une charge inutile.
La commune n’ayant ni vocation, ni intérêt à thésauriser sans but, la mise en vente de l’école a été décidée.  

 

Projet: valoriser le bâtiment communal de la rue de l'église




- Le rez-de-chaussée de l’immeuble d’habitation situé rue de l’église, est également désaffecté. 
Mais la commune ne tire aucun avantage
de biens dormants. 

 


Plusieurs projets sont à l’étude, qui nécessitent d’être affinés, avant toute décision.
● Une première piste aborde chaque bâtiment isolément.
Le bâtiment de la rue de l’église deviendrait un immeuble exclusivement réservé à l’habitation, par la transformation du rez-de-chaussée en logements.  
Alors qu'à la mairie, l'espace serait complètement redistribué pour devenir parfaitement accessible.
● Une autre approche consiste à mixer les projets.
La salle des mariages, qui servirait aussi de salle de réunion, serait installée rue de l'église.
Et le premier étage de la mairie serait entièrement transformé en logements. Ce qui n’exclurait pas d’aménager l’accès des personnes handicapées aux bureaux, ni de rafraichir ces locaux, dont l’aspect terni et démodé, nuit à l’image de la commune.

 
L’identité de la commune : l’agencement des entrées du village

Conséquence de sa forme et de sa taille, Argilly ne compte pas moins des huit entrées différentes.

Pour unifier et renforcer l’identité de la commune, autant que pour accueillir dignement ses visiteurs, l'agencement paysager de ces entrées a été repensé. Ce travail, déjà commencé sur les voies principales, sera progressivement étendu  à tous les accès.

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 Dernière mise à jour: 2/8/2016